Discours de ^Idou l-'Ad-ha - La fête du sacrifice

Premier discours

Allahou 'akbar Allahou 'akbar Allahou 'akbar ;

Allahou 'akbar Allahou 'akbar Allahou 'akbar ;

Allahou 'akbar Allahou 'akbar Allahou 'akbar.

Allahou 'akbar toutes les fois qu'une personne entre en rituel et fait le pèlerinage. Allahou 'akbar toutes les fois que les bêtes sont sacrifiées à Mina, que les signes de l'Islam sont glorifiés par recherche de l'agrément de Allah, que quelqu'un marche en direction des bassins de lapidation (al-jamarat) et qu'un visiteur accomplit les tours rituels autour de la Maison sacrée. Allahou 'akbar toutes les fois que les pèlerins se dirigent vers la Ka^bah en faisant le takbir, qu'ils accomplissent les trajets entre As-Safa et Al-Marwah en pressant le pas. Glorifiez Allah lorsque vous parvenez au soir et lorsque vous parvenez au matin. A Lui la louange, qu'Il soit exempté d'imperfection Celui Qui a la souveraineté absolue. Qu'Il soit exempté d'imperfection Celui Qui a la gloire et la toute-puissance. Qu'Il soit exempté d'imperfection, Lui Qui mérite la glorification et Qui est exempt de ce que les injustes Lui attribuent faussement. Et que davantage d'élévation en degré soit accordée aux envoyés de Allah.

Nous voici en cette heureuse occasion, cette occasion bénie, l'occasion de ^idou l-'ad-ha. Nous insistons pour vous rappeler de maintenir les liens avec les proches parents, de faire preuve de compassion envers les pauvres, les orphelins et d'agir avec bienfaisance avec les veuves et les miséreux.

Sachez que le Prophète éminent salla l-Lahou^alayhi wa sallam a dit :

 "ضَحُّوا وَطَيِّبُوا أَنْفُسَكُمْ فَإِنَّهُ مَا مِنْ مُسْلِمٍ يَسْتَقْبِلُ بِذَبِيحَتِهِ القِبْلَةَ إِلاَّ كَانَ دَمُهَا وَفَرثُهَا وَصُوفُهَا حَسَنَاتٍ فِي مِيزَانِهِ يَوْمَ القِيَامَةِ"

(dahhou wa tayyibou 'anfouçakoum fa'innahou ma min mouslimin yastaqbilou bi dhabihatihi l-qiblata 'il-la kana damouha wa farthouha wa soufouha haçanatin fi mizanihi yawma l-qiyamah)

ce qui signifie : « Égorgez un animal en faisant le sacrifice pour Dieu et parfumez-vous, car il n'y a pas un musulman qui se dirige avec l'animal qu'il égorge vers la qiblah sans que le sang de cet animal, que sa chair et sa laine ne soient des bonnes actions dans sa balance au Jour du Jugement ».

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a incité sa communauté à faire des actes de bienfaisance, à dépenser leur bien dans la voie que Allah ta^ala agrée. Et l'animal qui est sacrifié fait partie de ce à quoi notre Prophète a fortement invité, c'est une sounnah mou'akkadah [- c'est-à-dire qu'il s'agit d'un acte très recommandé -] pour celui qui en a la capacité, aussi bien pour celui qui est à La Mecque pour le pèlerinage que pour celui qui est dans un autre pays du monde.

Le temps de ce sacrifice commence lorsqu'il s'écoule du temps de la prière de Al-'Ad-ha, le temps de deux rak^ah et de deux discours. S'il égorge avant cela, cela ne lui remplace pas l'accomplissement de cet acte recommandé, et ce, en raison du hadith des deux Chaykh [- Al-Boukhariyy et Mouslim -], d'après Al-Bara' que Allah l'agrée qui a dit : « Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a donné un discours le jour du sacrifice après la prière et il a dit :

 مَنْ صَلَّى صَلاَتَنَا هَذِهِ وَنَسَكَ نُسُكَنَا فَقَدْ أَصَابَ سُنَّتَنَا وَمَنْ نَسَكَ قَبْلَ صَلاَتِنَا فَتِلْكَ شَاةُ لَحْمٍ فَلْيَذْبَحْ مَكَانَهُ

(man salla salatana hadhihi wa naçaka nouçoukana faqad 'asaba sounnatana wa man naçaka qabla salatina fa tilka chatou lahmin fa l-yadhbah makanah)

ce qui signifie : « Celui qui a fait notre prière que voici, qui a fait le sacrifice d'un animal comme nous sacrifions, alors, ce qu'il a fait aura correspondu à notre tradition, quand à celui qui égorge avant l'accomplissement de notre prière, ce n'est là que de la chair d'une brebis ; qu'il en égorge alors une autre à sa place ».

Et le temps de ce sacrifice dure jusqu'au coucher du soleil du troisième jour des jours de At-Tachriq.

 

Les textes de Ach-Chafi^iyy et de ses compagnons sont en accord qu'il n'est pas permis de vendre quoi que ce soit de l'animal sacrifié, que ce soit par vœu ou de manière délibérée, aussi bien sa chair, sa graisse, sa peau, ses cornes, sa laine ou autre. Il n'est pas permis aussi de faire en sorte que la peau ou autre en soit une rémunération pour le boucher.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont ainsi rapportés de l'Imam ^Aliyy que Allah l’agrée qu'il a dit :

أَمَرَنِي رَسُولُ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ أَقُومَ عَلَى بُدُنِهِ فَأَقْسِمَ جِدَالَهَا وَجُلُودَهَا وَأَمَرَنِي أَنْ لاَ أُعْطِيَ الجَازِرَ مِنْهَا شَيْئًا وَقَالَ نَحْنُ نُعْطِيهِ مِنْ عِنْدِنَا 

ce qui signifie : « Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a ordonné de partager la chair d'une chamelle et sa peau et a ordonné de ne rien en donner au boucher, il a dit que nous le paierons nous-mêmes ».